Info Sida Plus est un nouvel espace Internet destiné aux personnes séropositives et à leur entourage.
Créé par l’association Aide de Vie « A2V », ce dispositif propose des fiches d’information sur les traitements, les pathologies associées au VIH, les difficultés d’observance mais aussi les questions liées à la vie quotidienne, la sexualité, les proches, les droits, etc.
Pour ne plus rester seul avec ses questions : http://www.aidevie.wordpress.com/
Apprendre, Comprendre
QU’EST CE QUE L’INFECTION PAR LE VIH
VIH ? SIDA ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
VIH désigne le Virus de l’Immunodéficience Humaine. Ce virus, lorsqu’il pénètre dans le corps, va infecter et détruire certaines cellules qui coordonnent l’immunité (défenses de l’organisme contre les microbes).
Lorsque ces cellules sont en nombre insuffisant, l’immunité n’est plus efficace. Des maladies graves dues à des microbes peuvent alors se développer. On appelle ces maladies « maladies opportunistes », parce qu’elles profitent de la disparition de l’immunité pour se développer. Lorsqu’une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, on dit alors qu’elle a le sida (Syndrome d’Immuno Déficience Acquise)
Mais alors, quelle est La différence entre l’infection par le VIH et le sida ?
Quand une personne est contaminée par le VIH, son organisme n’est pas capable de l’éliminer. Elle est alors infectée par le VIH. Mais elle ne va pas se sentir malade tout de suite. Le VIH met en général plusieurs années avant de détruire les défenses immunitaires. On ne parle de sida que lorsqu’une personne souffre d’une maladie opportuniste.
Donc, un malade du sida a forcément une infection par le VIH, alors que toutes les personnes infectées par le VIH n’ont pas développé le sida. Les traitements actuels ont pour but de soigner le sida chez ceux qui l’ont déjà, mais aussi d’empêcher que l’infection par le VIH évolue vers le sida.
Etre séropositif, c’est la même chose ?
On sait qu’on est séropositif lorsqu’on a fait un test de dépistage. Ce test permet de rechercher des anticorps que l’organisme fabrique pour essayer de se protéger du VIH. Ils ne sont fabriqués qu’en présence du VIH . Donc, être séropositif veut dire qu’on est infecté par le VIH. Cela ne signifie pas forcément qu’on a déjà développé le sida.
J’ai entendu dire que, quand une personne était séropositive, elle avait des taches sur la peau et qu’elle maigrissait. C’est vrai ?
Non. On peut être séropositif pendant des années tout en se sentant en très bonne santé. Il y a même des sportifs de très haut niveau qui sont séropositifs. On ne peut pas voir si une personne est porteuse du VIH. Et si on a pris un risque, il n’y a qu’en faisant un test qu’on pourra savoir si on est porteur du virus.
Qu’est ce que le VIH ?
Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine ) s’attaque au système de défense de l’organisme. L’infection par le virus est donc caractérisée par un déficit immunitaire, c’est-à-dire que l’organisme perd sa capacité à lutter contre les infections.
Le VIH est composé d’un noyau, d’enzymes virales et de protéines. Contrairement à une cellule, le VIH ne peut pas se reproduire à l’état libre, il a besoin d’une cellule hôte. C’est pourquoi son enveloppe se fixe à la surface d’une cellule sur une protéine de la membrane cellulaire qui lui sert de porte d’entrée, puis le virus perd son enveloppe, libérant ainsi son noyau. Le noyau de la cellule considère alors le matériel génétique du virus comme le sien et son activité biologique est détournée au profit du virus. La cellule meurt et les nouveaux virus créés se répandent dans l’organisme pour aller infecter d’autres cellules, et ainsi de suite.
Le virus évolue dans l’organisme : deux personnes contaminées par le même virus ont dans leur corps des virus différents entre eux et différents du virus d’origine, au bout de quelques mois. Une même personne peut donc être porteuse de différents virus. Les virus ne se multiplient pas tous à la même vitesse et de la même façon, ils n’ont pas la même virulence et ne s’attaquent pas aux mêmes cellules cibles. C’est pourquoi deux personnes séropositives doivent continuer à se protéger entre elles afin d’éviter les phénomènes de surcontamination
1- Composition du VIH(Virus de l’Immunodéficience Humaine)
Le VIH est composé d’un noyau contenant un matériel génétique (que l’on peut considérer comme le cerveau du virus), des enzymes virales, des protéines…. C’est un lentivirus car il provoque une maladie à évolution lente. Son apparence est celle d’une petite sphère d’environ 1/10 000è de mm, soit 10 000 fois plus petit qu’une cellule. Le matériel biologique, composé d’ARN pour le VIH et d’ADN pour les cellules, conditionne l’activité biologique de la cellule ou du virus (son développement, sa reproduction…).

2- L’invasion de la cellule
L’enveloppe du virus se fixe à la surface d’une cellule sur une protéine de la membrane cellulaire qui lui sert de porte d’entrée. Une fois dans la cellule, le virus perd son enveloppe, libérant ainsi son noyau. Une enzyme virale, la transcriptase inverse (reverse transcriptase en Anglais, d’où le nom de “ rétro-virus ” employé pour les virus qui utilisent cette enzyme) permet à l’ARN du virus de se transformer en ADN et ainsi d’intégrer le noyau de la cellule, lui aussi formé d’ADN. Le noyau de la cellule considère désormais le matériel génétique du virus comme le sien et son activité biologique va être détournée au profit du virus. La cellule va donc se mettre à synthétiser en priorité de nouveaux ARN viraux et des protéines virales qui permettront la formation de nouveaux virus. Pour que les virus soient créés, une autre enzyme, la protéase, découpe les protéines virales synthétisées par la cellule. La cellule meurt et les nouveaux virus créés se répandent dans l’organisme pour aller infecter d’autres cellules, et ainsi de suite. Les traitements actuels utilisent des médicaments (les antiviraux) qui agissent sur l’activité de ces deux enzymes, essayant de ralentir, voire d ’empêcher la réplication du virus dans les cellules.
3- Un virus multiple
Il existe à l’origine 2 groupes de virus du sida :
VIH 1 : présent dans le monde entier
VIH 2 : localisé principalement en Afrique de l’ouest.
La localisation des différents virus évolue car ils sont transportés par les hommes. Chacun de ces groupes est lui-même subdivisé en sous-groupes contenant une multitude de virus différents. VIH 1 et 2 se ressemblent en apparence mais il y a plus de 50% de différence entre leurs matériels génétiques. Cette différence est de 5 à 10% entre des virus d’un même sous-type. De plus, les virus évoluent dans l’organisme car la transcriptase inverse fait des erreurs lors de la copie de l’ARN, ce qui cause des mutations. Ainsi, deux personnes contaminées par les mêmes virus, au bout de quelques mois, ont dans leur sang des virus différents entre eux, et différents des virus qui les ont infectées à l’origine. Une même personne peut donc être porteuse de différents sous-types de virus (co-infection). Les virus ne se multiplient pas tous à la même vitesse et de la même façon, n’ont pas la même virulence, ne s’attaquent pas aux mêmes cibles. C’est pourquoi, par exemple, deux personnes séropositives doivent continuer à se protéger entre elles afin d’éviter les phénomènes de surcontaminations (que ce soit par voie sexuelle ou voie sanguine, voir la partie transmission), en effet, la multiplication des types de virus et des mutations diminue gravement l’efficacité des traitements, et l’irruption dans l’organisme de nouveaux virus excite le système immunitaire, augmentant l’activité des cellules infectées et donc la multiplication du virus.
La transmission du VIH
1- Les conditions de transmission du virus
Le virus est présent dans tous les liquides biologiques de l’organisme des personnes atteintes. Il y a un risque de transmission du virus lorsqu’il y a un contact entre un liquide contaminant et une muqueuse ou une plaie ouverte.
a/ Un liquide contaminant
Chez tous : dans le sang
Chez l’homme : dans le sperme, le liquide séminal (qui s’écoule au début de l’érection)
Chez la femme : dans les sécrétions vaginales, le lait maternel
Le virus peut se transmettre par ces liquides car ils contiennent une quantité et une concentration de virus importante.
Les autres liquides du corps (salive, sueur, larmes, urine) ne sont pas contaminants car le virus est présent en quantité trop faible. Il n’y a donc aucun risque de transmission dans les activités de la vie quotidienne : embrasser, serrer la main, partager des objets (verres, vaisselle…) et dans les lieux publics (piscine, toilettes…).
b/ Une porte d’entrée
Muqueuse (les muqueuses sont les membranes qui tapissent les parois internes des cavités naturelles de l’organisme : bouche, vagin, rectum, gland…)
-Lors de rapports sexuels non protégés
Voie sanguine
-Transmission en cas d’utilisation d’une seringue usagée pour une injection par voie intraveineuse.
-Transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse et l’accouchement…
Voie cutanée
-En cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé.
2- La transmission
a/ Contamination par voie sexuelle
Pénétration vaginale ou anale
Il y a situation à risque de transmission du VIH chaque fois que des partenaires ont un rapport sexuel avec pénétration sans préservatif.
lorsque l’un des partenaires est atteint par le VIH
lorsque les partenaires n’ont pas la certitude qu’aucun d’eux n’est atteint par le VIH
Les rapports sexuels avec pénétration anale ou vaginale sans préservatif sont le principal mode de transmission du virus. Un seul rapport avec une personne atteinte par le VIH peut suffire pour que la contamination ait lieu. Le risque est encore plus grand :
au cours du premier rapport sexuel
lors des règles de la femme
si la muqueuse (vagin, anus, gland,bouche) a été fragilisée par une ou plusieurs autres IST (mycose, chlamydia, herpès, syphilis…)
si le rapport s’accompagne de violence ce qui peut provoquer des lésions des muqueuses, même invisibles.
Rapports oraux-génitaux
Les rapports oraux-génitaux (contacts bouche-sexe) sans protection présentent un risque de transmission du VIH ; ce risque est plus faible que lors d’une pénétration vaginale ou anale mais il demeure présent en raison du contact entre des liquides dits contaminants (en l’occurrence sperme, liquide séminal ou sécrétions vaginales) et une muqueuse (la bouche).
Lors de ces pratiques sexuelles, le risque sera d’autant plus grand :
- si la personne active présente des lésions buccales (gencives irritées, aphtes…)
- s’il y a éjaculation
- lors des règles de la femme en cas de cunnilingus
De plus, il ne faut pas oublier que les relations de type bouche-sexe sont un mode de transmission d’autres IST (Infection Sexuellement Transmissible) telles que la syphilis ou l’herpès.
Si vous n’avez pas la certitude que vous et votre partenaire n’êtes pas atteints par le VIH ou par une IST (Infection Sexuellement Transmissible), il est donc conseillé d’utiliser un préservatif lors des fellations et un carré de latex (ou digue dentaire) lors d’un cunnilingus. Dans ce dernier cas, une solution moins coûteuse de se protéger consiste à couper un préservatif masculin dans le sens de la longueur et de l’appliquer comme un carré de latex entre la bouche et le sexe de la partenaire.
Ce même moyen de prévention peut être utilisé lors d’un anulingus où il y aurait présence de sang.
b/ Contamination par voie sanguine.
Usage de drogues par voie intraveineuse
Le partage, avec une ou plusieurs personnes, de la seringue et du matériel utilisés pour une injection de drogue est, dans tous les cas, une pratique à haut risque de contamination par le VIH. Ce risque s’ajoute aux autres dangers pour la santé liés à l’usage de drogues par voie intraveineuse.
Le virus de l’hépatite C et le virus de l’hépatite B se transmettent également par le sang. Hors de l’organisme, ces deux virus restent actifs plus longtemps que le VIH. Cela signifie que tout matériel partagé lors d’une injection (seringue, mais aussi eau pour diluer la drogue, filtre ou récipient de préparation) peut être à l’origine d’une contamination, dès le moment où il a été en contact avec du sang infecté. L’hépatite C est la maladie la plus répandue chez les personnes toxicomanes et, par sa gravité, elle représente pour eux un risque très important.
Face à l’ensemble de ces risques, le meilleur moyen de protection est l’utilisation systématique, pour chaque injection, de matériel de préparation neuf et d’une seringue stérile neuve. La réduction des risques liés aux usages de drogues par voie intraveineuse est facilitée par la vente libre de seringues et de trousses de prévention en pharmacie et par la distribution gratuite de matériel d’injection par les associations menant des actions de prévention.
Transfusion sanguine contamination exceptionnelle
Aujourd’hui, au CONGO et ce depuis fin 1985, aucun cas de contamination n’a été officiellement recensé suite à une transfusion sanguine.
En effet, depuis août 1985, un entretien préalable avec chaque personne qui se présente pour un don de sang permet de ne pas retenir celles qui ont pu se trouver dans des situations à risque. De plus, des tests sont systématiquement pratiqués sur tous les dons du sang. Des tests sont également obligatoires dans le cas de de dons d’organes, de sperme et de lait. L’utilisation faite du sang exige que sa qualité soit irréprochable, ce qui explique la rigueur apportée à la sélection des donneurs.
c/ Contamination de la mère à l’enfant.
De la mère à l’enfant : Grossesse et allaitement
Quand une femme est atteinte par le VIH, la grossesse, l’accouchement et l’allaitement sont des situations qui comportent des risques de transmission du virus à l’enfant.
Les traitements médicaux utilisés ont considérablement réduit ce risque. Les risques de transmission du virus, d’une femme séropositive enceinte, et suivie médicalement, à l’enfant sont aujourd’hui estimés à 1%. Un test de dépistage du virus du sida est systématiquement proposé aux femmes enceintes.Au Congo, quand une mère est atteinte par le VIH, l’allaitement est tout à fait déconseillé.
Evolution de l’infection
Les personnes contaminées par le VIH sont dites séropositives.
L’infection au VIH peut évoluer vers le stade Sida. Dans ce cas, des maladies appelées infections opportunistes et liées à la baisse de l’immunité apparaissent (pneumocystose, zona…)
1. Contamination – De 0 à 48 heures maximum
Exposition au virus par voie sexuelle ou sanguine. Entrée du virus dans l’organisme.
Il existe un traitement préventif d’urgence pour tenter d’éliminer le virus. Contactez les urgences hospitalières (1)
Pas de dépistage
2. Dissémination - après 48 heures
Installation du virus dans les ganglions. Très faible concentration de virus dans le sang
La prise d’un traitement ne permet plus d’éliminer le virus mais diminue nettement sa multiplication.
Pas de dépistage possible.
3. Primo-infection – entre 10 et 40 jours
Multiplication intense du virus qui devient apparent dans le sang. Le virus peut être détecté dans le sang mais les anticorps peuvent encore être absents.
Dépistage possible du virus par la technique spécifique de PCR.
L’antigénémie p24 devient positive à partir du 14e ou 15e jour.
Test Elisa à partir du 21e jour.
Traitement dit de la primo-infection afin de diminuer la multiplication du virus le plus tôt possible et d’influer sur l’avenir médical du patient.
4. Infection chronique - à partir de 30 jours
Apparition des anticorps anti-VIH détectables dans le sang. L’infection peut rester de longues années silencieuse.
Dépistage sérologique.
Traitement par multithérapie possible dès confirmation sérologique du diagnostic.
Surveillance de la charge virale et des taux de lymphocytes CD4.
En l’absence de traitement efficace, la charge virale augmente.
5. Stade sida
Avant les trithérapies, environ 50% des sujets séropositifs développaient un SIDA dix à onze ans après la contamination. Effondrement des défenses immunitaires caractérisé par une chute des lymphocytes CD4.
Un traitement peut encore, à ce stade, diminuer la charge virale et restaurer partiellement les défenses immunitaires.
PROTECTION
Préservatif masculin
Le préservatif doit être placé sur le pénis en érection avant tout contact entre le pénis et le corps du partenaire afin d’aider à prévenir la transmission des maladies sexuellement transmissibles et les risques de grossesse.
| 1. Ouvrir l’emballage à la main (ne pas utiliser d’objets tranchants: ciseaux, couteaux…). Attention à ne pas abîmer le latex avec les ongles. | |
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2. Appliquer le préservatif sur le gland découvert en pinçant le réservoir au bout du préservatif pour en chasser l’air. |
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3.Dérouler le préservatif jusqu’à la base du sexe en érection. N’utiliser que des lubrifiants à base d’eau (pas de matières grasses). |
| 4.Dès la fin du rapport (éjaculation) et avant la fin de l’érection, se retirer en maintenant le préservatif à sa base. | |
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5. Jeter le préservatif usagé à la poubelle après l’avoir noué. Ne jamais réutiliser le préservatif. Pour chaque rapport, en utiliser un nouveau. |
Veiller à stocker le préservatif dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière directe du soleil et de l’ozone. Le numéro de lot et la date limite d’utilisation se trouvent sur l’emballage du préservatif.
Avant d’utiliser un préservatif, vérifez toujours :
la date de péremption
la norme de qualité
l’intégrité de l’emballage : le préservatif est un objet fragile, un mauvais stockage (poche, porte-feuilles, boite à gants…) peut entraîner une altération de sa qualité et donc des risques (porosité du latex, préservatif qui craque, se déchire…)
En cas de doute, en utiliser un autre. Lorsqu’un préservatif craque, cela est généralement dû à une mauvaise utilisation : bien respecter le mode d’emploi. Les garçons peuvent s’entrainer seuls à la maison afin de mieux maîtriser la technique.
Pour faciliter la pénétration, limiter les risques d’irritation ou les sensations de gène, il est recommandé d’utiliser un lubrifiant (attention, pas de corps gras type vaseline, mais uniquement des gels à base d’eau ou de silicone).
Où se procurer des préservatifs ?
Les préservatifs sont en vente libre dans les pharmacies, distributeurs automatiques, supermarchés… Gratuitement : Centres et consultations de dépistage, centres de planification familiale, associations, certaines mairies (services jeunesse), infirmeries scolaires.
Préservatif féminin

Sa mise en place n’est pas plus difficile que celle d’un tampon. Les croquis ci-dessous précisent les gestes simples à effectuer.
Le préservatif féminin peut être placé à tout moment avant la pénétration (avant le rapport lui-même, ou juste avant la pénétration). Mettez-vous dans une position confortable : couchée, assise, ou debout avec un pied posé sur une chaise. Ouvrez la pochette individuelle de Femidom et sortez le préservatif avec précaution, surtout si vous portez des bijoux. Assurez-vous que l’anneau interne se trouve au fond du préservatif.

1. Tenez Femidom par cet anneau en le pressant entre le pouce et l’index.

2.Sans le relâcher, insérez l’anneau dans le vagin et poussez-le aussi loin que possible.

3. Placez ensuite l’index à l’intérieur du préservatif et enfoncez-le jusqu’au fond du vagin en poussant sur l’anneau interne. Lorsque Femidom est en place, l’anneau externe doit se trouver à l’extérieur du vagin.

4. Assurez-vous que le pénis de votre partenaire pénètre correctement à l’intérieur du préservatif. Pendant le rapport, l’anneau externe est imperceptible car il se plaque contre la peau. Il est normal que le Femidom se déplace légèrement en suivant les mouvements du vagin pendant le rapport. Vous êtes toujours aussi protégée.

5. Pour enlever Femidom, tournez l’anneau externe de façon à fermer complètement l’ouverture du préservatif et empêcher le sperme de s’écouler. Puis tirez doucement. Remettez le préservatif utilisé dans sa pochette et jetez-le à la poubelle. Ne le jetez pas dans les toilettes.
Femidom est prélubrifié. Il est possible de rajouter du lubrifiant, qu’il soit à base d’huile ou d’eau, puisque Femidom est en polyuréthanne. En effet, le polyuréthanne a pour avantage de ne pas devenir poreux au contact des lubrifiants gras, à la différence du latex.
Femidom s’adaptant aux parois du vagin, et non au pénis en érection, il n’est pas nécessaire de le retirer juste après le rapport.
Le test de dépistage
Le test de dépistage permet de détecter la présence du virus du sida dans l’organisme. Y avoir recours constitue un acte volontaire et responsable, nul ne doit jamais être dépisté à son insu.
Le test de dépistage est un prélèvement sanguin qui ne nécessite pas d’être à jeun. Il est remboursé à 100% par la sécurité sociale lorsqu’il est effectué dans un laboratoire d’analyses médicales, ou gratuit et anonyme lorsqu’il est effectué dans un centre de dépistage.
1. A quel moment pratiquer un test ?
Le besoin de pratiquer un test de dépistage peut intervenir à différents moments :
Suite à une prise de risque :
• relation sexuelle non protégée
• rupture de préservatif
• partage d’une seringue ou de matériel d’injection
• blessure avec un objet souillé de sang
Aujourd’hui il est possible de faire un test de dépistage 15 jours après une prise de risque.
Si le résultat est positif une prise en charge médicale sera mise en place immédiatement.
Si le résultat est négatif un second test de contrôle sera effectué 3 mois plus tard pour un résultat fiable et définitif.
Nous vous recommandons, en cas de prise de risque, d’entrer en contact le plus rapidement possible avec un service d’urgence à l’hôpital ou un médecin.
Pour faire le point
• pour savoir où on en est par rapport à une éventuelle contamination par le VIH
• parce qu’au sein d’un couple stable on souhaite ne plus utiliser de préservatifs
• parce qu’une grossesse est envisagée ou confirmée
A tous moments on peut souhaiter faire le point sur sa situation sérologique, en dehors d’une prise de risque. Si le test est
Négatif, un contrôle à 3 mois sera là aussi effectué.
2. Comment s’y prendre ?
Il y a 2 façons d’avoir accès à un test de dépistage :
Par son généraliste
Votre médecin peut vous établir une ordonnance qui est obligatoire pour effectuer un test de dépistage dans un laboratoire d’analyses médicales. Le résultat sera automatiquement adressé au médecin qui se chargera de vous l’expliquer.
Auprès d’un centre de dépistage
Les Centres de Dépistage Anonyme et Volontaire (CDAV) existent dans chaque département. Ainsi les Centres Médico de Mayangui.
Dans ces centres, vous n’avez pas besoin d’ordonnance, le test est anonyme et gratuit, et dans la plupart des cas il n’est pas nécessaire de prendre un rendez-vous (nous vous conseillons toutefois de vous renseigner).
Un premier entretien avec un médecin ou un(e) infirmier(e) est proposé lors du test, et un second entretien avec un médecin est programmé pour la remise du résultat qui se fait en général une semaine après le test. Ces entretiens peuvent être l’occasion de poser des questions et se renseigner sur le VIH/SIDA ou les autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles).
Autres lieux
Certains centres de planification réalisent des tests de dépistage, gratuits mais pas anonymes. Renseignez-vous.
3. Le test
Le test de dépistage mesure soit la présence d’anticorps spécifiques produits par notre organisme en réponse à la présence du virus dans notre corps, soit les antigènes portés par le virus VIH lui-même.
Un test négatif trois mois après la dernière prise de risque signifie que l’on est séronégatif. Mais pour autant cela ne signifie pas que l’on est à l’abri pour l’avenir si l’on ne se protège pas.
Si le test est positif, on est porteur du virus et on peut le transmettre. Aucun séropositif n’est jamais redevenu séronégatif
4. Le traitement d’urgence
Le traitement d’urgence est délivré dans les 24 h (au maximum dans les 48h) après une prise de risque pour éviter une éventuelle contamination par le VIH.
Le traitement d’urgence est prescrit lors d’une consultation médicale pour évaluer le risque :
• dans les services hospitaliers spécialisés dans la prise en charge VIH dans la journée,
• dans les services d’urgence la nuit et les week-end.
Il est conseillé de :
- s’y rendre accompagné(e) de la personne avec qui le risque a été pris, et de se munir des ordonnances du traitement si cette personne est séropositive et sous traitement,
- s’y rendre le plus tôt possible : plus le traitement est pris rapidement, plus il sera efficace,
- prendre son traitement jusqu’à la fin (28jours).
Le traitement d’urgence :
• n’est pas donné systématiquement,
• peut avoir des effets secondaires importants (vomissements, diarrhée, fatigue),
• a une durée de 28 jours,
• N’EST PAS UNE PROTECTION CONTRE LE VIH.
A ce jour, Il n’existe aucun vaccin contre le sida.
Les traitements contre le VIH SIDA
Il n’existe aucun traitement pour guérir l’infection au VIH : une personne séropositive est séropositive à vie. Les différents traitements ont pour rôle de bloquer l’évolution du virus dans l’organisme et de maintenir l’équilibre entre la présence du virus dans le corps et le système de défense de l’organisme.
Ces traitements ne sont pas anodins ; ils peuvent provoquer des effets secondaires lourds tels que nausée, diarrhée, grande fatigue…
Le commencement d’un traitement est lié à l’état du système immunitaire infecté et est donc adapté à chaque personne. Les traitements doivent être réajustés régulièrement par un médecin en fonction de l’évolution de l’état du patient.
1- Les antiviraux
Il existe aujourd’hui deux familles de médicaments utilisés dans le traitements de l’infection à VIH. Leur différence réside principalement dans le fait qu’ils agissent à des stades différents de la reproduction du virus dans les cellules.
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI)
Ces molécules interviennent dans la cellule pour entraver l’action d’une enzyme virale, la transcriptase inverse, et empêcher ainsi la transcription de l’ARN du virus en ADN viral qui parasite l’ADN de la cellule hôte. Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l’organisme dès les années 80 (AZT) et le début des années 90 (ddI, ddC). La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®), ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®), névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).
Les antiprotéases (AP)
En 1996, sont apparues sur le marché de nouvelles molécules agissant à un autre stade de la reproduction du VIH en s’attaquant à l’activité de la protéase, enzyme virale qui permet la maturation des nouveaux virus créés par la cellule infectée. Grâce à l’action des antiprotéases (qui sont jusqu’à 1000 fois plus puissantes que les inhibiteurs de la TI), la cellule produit des virions immatures incapables d’infecter de nouvelles cellules. ritonavir (Norvir®), indinavir (Crixivan®),saquinavir (Invirase® et Fortovase®), nelfinavir (Viracept®).
2- Les multithérapies
Les premiers médicaments n’étant pas suffisamment puissants individuellement, dès que cela été possible, les médecins ont commencé à prescrire des bithérapies, c’est à dire 2 inhibiteurs de la transcriptase inverse, permettant une action plus efficace sur l’activité du virus. A partir de 1996, c’est l’association d’une antiprotéase à deux ITI qui a donné naissance à ce qu’on appelle les trithérapies. On parle maintenant de multithérapie, car le nombre de molécules utilisées peut varier de 2 à 5. L’utilisation de plusieurs médicaments de plus en plus puissants est motivée par les capacités du virus à muter et créer des résistances face aux diverses molécules qui perdent alors de leur efficacité. En effet lors de la transcription de l’ARN viral en ADN, la transcriptase commet des erreurs créant ainsi des virus mutants, certaines mutations entraînant une baisse de la sensibilité du virus aux médicaments. Le virus se multipliant jusqu’à plusieurs milliards de fois dans l’organisme chaque jour, le rôle des multithérapies est notamment de réduire considérablement et si possible rapidement cette multiplication, limitant ainsi également les possibilités de mutation virale et les phénomènes de résistance.
Nutrition & VIH : Alimentation & séropositivité
De bonnes habitudes alimentaires permettent d’optimiser les défenses immunitaires et l’état de santé. Pour lutter efficacement contre le VIH, il faut surveiller les apports en calories et en protéines et assurer les besoins en vitamines et oligo-éléments.
1. Les protéines
Les protéines sont indispensables à la fabrication et au renouvellement des cellules (muscles, sang…). On les trouve principalement dans les produits laitiers, les fromages, les viandes, les volailles, les poissons, les oufs, complétées par le soja, les légumes secs, les céréales, les noix, les amandes.
2. Les calories
Les sources d’énergie indispensables à la vitalité de l’organisme sont:
. les sucres, énergie directement disponible. On distingue les sucres simples à combustion rapide et les sucres complexes à combustion lente.
. les graisses, deux fois plus caloriques que les sucres. Elles servent de réserves énergétiques. Elles peuvent être soit contenues dans les aliments, soit ajoutées aux aliments.
3. Les vitamines & oligo-éléments
Un apport supplémentaire peut être nécessaire. Suivre les conseils de son médecin.
4. En pratique
Les déséquilibres alimentaires – trop ou trop peu – peuvent avoir un retentissement direct sur l’immunité.
. Prendre le temps de faire 3 vrais repas par jour. Privilégier leur cadre. Tout repas “sauté” doit impérativement être remplacé (restauration rapide, sandwich…).
. Toujours prévoir chez soi des réserves (surgelés, conserves…).
. Veiller à une bonne hygiène alimentaire : bien laver les fruits et les légumes. Respecter les dates limites de consommation et les températures de conservation.
. Cuisiner de préférence à l’huile.
. Boire suffisamment tout au long de la journée.
. Maintenir une activité physique pour préserver ses muscles. La stabilité du poids est le reflet direct d’une alimentation suffisante. Il faut le surveiller tous les mois.
Nutrition & VIH : Vitamines & minéraux
Les vitamines et minéraux sont indispensables en très petite quantité au bon fonctionnement des cellules de l’organisme. Ils ont un rôle capital pour les défenses immunitaires, la protection et le renouvellement cellulaires.
Certains composants renforcent la lutte contre l’infection VIH :
- Magnésium, zinc, sélénium
- Vitamines A, E, C, B1, B6 et B12.
La vitamine C, la vitamine E et le sélénium, principaux anti-oxydants, protègent particulièrement les cellules des agressions physiques (soleil…), chimiques (pollution, toxiques…) et virales. Les besoins quotidiens sont alors augmentés (2 à 3 fois les apports recommandés), mais attention : tout excès supplémentaire sans prescription médicale peut entraîner des déséquilibres (fer, zinc…).
Certains aliments sont plus riches que d’autres en vitamines et minéraux. Ils sont présentés par les schémas suivants. Autant en profiter !
Nutrition & VIH : Dyslipidémie & antiretroviraux
Au cours de l’infection VIH traitée par association d’anti-rétroviraux, on observe parfois une dyslipidémie, à savoir une élévation anormale des triglycérides et/ou du cholestérol sanguin sur deux dosages espacés d’un mois, réalisés après un jeûne d’au moins douze heures. A long terme, on peut craindre l’apparition progressive de dépôts dans les artères qui ralentissent, voire bloquent le passage du sang vers les tissus. Il est prudent de vérifier la triglycéridémie et la cholestérolémie une à deux fois par an.
1. Elévation des triglycérides
L’hypertriglycéridémie correspond à un taux sanguin supérieur à 2,5 mmol/L. La conduite à tenir peut être la suivante :
1. Mesures diététiques dans un premier temps.
2. Nouveau contrôle à 1 mois.
3. Si le taux sanguin des triglycérides reste supérieur à 5,0 mmol/L : traitement par des fibrates (gem- fibrozil.).
Le traitement médicamenteux sera aussi proposé devant une hypertriglycéridémie entre 2,5 et 5,0 mmol/L aux patients avec facteurs de risque :
- hypertension artérielle,
- surpoids de type androïde,
- diabète,
- tabagisme,
- diminution du HDL
-cholestérol,
- antécédent familial d’arthérosclérose prématurée (avant 55 ans),
- anomalie significative à l’échodoppler carotidien,
- âge (homme > 45 ans, femme > 55 ans).
Conseils diététiques :
Dans tous les cas :
. Eviter les sucres simples entre les repas (sucreries, jus de fruits, sodas, boissons sucrées chaudes ou froides…). Utiliser plutôt les édulcorants.
. Se limiter à 2 fruits par jour, de préférence au moment du repas.
. Ne corriger que les excès de graisses saturées : beurre, crème, charcuterie, pâtisserie.
. Privilégier les graisses “oméga 3″ : poissons ( 2 à 3 fois par semaine ) huile de colza ou de noix, mar- garine type Primevère®.
En présence d’un surpoids (Poids/Taille² > 25) :
> mettre en place (avec l’aide éventuelle d’une diététicienne) un régime hypocalorique et pratiquer une activité physique, prolongée et pluri-hebdomadaire.
En présence d’alcool en excès (plus de 3 verre-unités par jour)
> tester l’arrêt de toutes boissons alcoolisées pendant une semaine puis nouveau dosage ; normalisation de l’hypertriglycéridémie pour certains sujets.
Hypertriglycéridémie menaçante (supérieure à 20 – 30 mmol/L) avec obésité ou diabète :
> consultation médicale urgente
> équilibre du diabète si nécessaire (insuline) régime hypolipidique et hypocalorique à 1200 kcal/J. Dans certains cas, un changement d’antirétroviraux s’impose. Suivre les conseils de son médecin.
2. Elévation du cholestérol
Il faut se baser sur la valeur du LDL.cholestérol.
LDL.cholestérol en mmol/L = cholestérol total – [HDL.cholestérol + 0,37 x triglycérides]
Si le LDL.cholestérol est supérieur à 4,10 mmol/L (ou 3,40 en présence de facteurs de risque), la conduite à tenir peut être la suivante :
1. Mesures diététiques de prévention cardio-vasculaire dans un premier temps.
2. Nouveau contrôle à 2 mois.
3. Si le taux sanguin du cholestérol reste supérieur à 4,90 mmol/L (ou 4,10 en présence de facteurs de risque): traitement par les statines qui présentent le moins d’interférence médicamenteuse avec les anti-rétroviraux, par exemple la pravastatine (VASTEN®, ELISOR®). Ne pas associer fibrates et statines.
Conseils diététiques :
. Corriger les excès de graisses saturées (beurre, pâtisseries, sauces, fritures, abats, charcuterie, fromages gras).
. Cuisiner à l’huile (olive, colza…).
. Privilégier les margarines adaptées.
. Consommer du poisson au moins deux fois par semaine.
. Consommer des légumes au moins une fois par jour.
. Consommer des fruits au moins deux fois par jour.
Grossesse et désir d’enfant
Depuis 2001, l’ouverture de l’assistance médicalisée à la procréation (AMP) a permis aux couples touchés par le VIH de pouvoir réaliser leur désir d’enfant.
Les familles touchées par le VIH
Trois situations se distinguent :
• Le(s) parent(s) a(ont) été contaminé(s) après avoir eu ses (leurs) enfants ;
• La séropositivité est connue lors du suivi obstétrique (situation la plus courante) ;
• Le couple où la séropositivité touche l’un ou les deux conjoints souhaite un enfant. Cette situation a tendance à augmenter du fait des avancées médicales qui ont permis de réduire considérablement les risques de contamination materno-fœtale.
Les risques de transmission du VIH à l’enfant lorsque la mère est contaminée
Les risques de transmission du VIH de la mère à l’enfant sont actuellement réduits à environ 1% lorsque la mère est suivie médicalement et sous-traitement. Ce risque est, en moyenne, de 20 à
25 % lorsque la future mère ne prend pas de traitement.
Le couple « sérodifférent »
Ce terme qualifie un couple où les deux partenaires n’ont pas le même statut sérologique, à savoir une personne séronégative et une personne séropositive.
Les différents cas de figure et les techniques adaptées
Pour les couples sérodifférents:
· L’homme est séropositif et la femme est séronégative :
Les techniques de « lavage de sperme » évitent le risque de transmission du VIH à la mère et donc à l’enfant. Ces techniques sont mises en oeuvres dans les services d’assistance médicale à la procréation (AMP) de certains hôpitaux.
· La femme est séropositive et l’homme est séronégatif :
Il existe différentes méthodes d’insémination, pratiquées par les médecins et par les couples, pour éviter la transmission du VIH de la femme à l’homme.
· Pour les couples où les deux partenaires sont séropositifs :
Le risque de se transmettre mutuellement des VIH est plus faible si la charge virale (quantité de VIH dans le sang) est indétectable. Si l’on veut éviter tout risque et que l’on a toujours des rapports sexuels avec préservatif, on peut recourir à l’assistance médicale à la procréation



mais c’est pas tout et la transmission? ça se fait comment? avec la salive. moi j’aime plus m’embrasser………. et tiré la nuque!!!
OK merci bien pour tes conseilles